Kinesiphilia (littéralement «amour du mouvement») a débuté par la création d’un ballet par et pour des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Le projet s’est ensuite poursuivi avec la mise en place et la pérennisation de cours de danse réguliers en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg.

 

Les objectifs de Kinesiphilia sont multiples: changer l’image de cette maladie et rétablir des vérités sur celle-ci, intégrer des patients à un projet créatif et collectif qui leur donne l’occasion de s’exprimer et l’envie de prendre soin d’eux-mêmes, insister sur les vertus soignantes de la danse et de la musique dans cette pathologie, stimuler la création d’ateliers-danses supplémentaires pour parkinsoniens.

 

La danse, surtout accompagnée de musique, se révèle être un outil particulièrement bénéfique dans le cadre de la maladie de Parkinson, allant bien au-delà des autres formes d’exercices. Par les nombreux stimuli sensoriels qu’elle apporte et  par l’émotion qu’elle suscite, la danse permet d’activer des voies qui court-circuitent en quelque sorte les voies endommagées par la maladie.

 

 

Pour les (encore trop rares) danseurs professionnels impliqués dans cette approche qui applique leurs «recettes» aux parkinsoniens, les choses sont claires: la danse stimule l’activité mentale et connecte le corps et l’esprit, permettant ainsi de trouver des solutions et de mettre en place des stratégies pour mieux bouger. Elle rend les mouvements plus fluides et plus gracieux, elle développe la flexibilité et la force musculaire, elle aide à avoir confiance en soi, elle rompt de l’isolement, elle développe le regard, l’ouïe et le toucher, elle améliore la perception de son corps dans l’espace ce qui va aussi améliorer l’équilibre, elle déclenche la créativité et la joie.

 

Les cours Kinesiphilia sont dispensés par des professeurs de danse spécialement formés pour l’occasion et lorsque nécessaire, encadrés par des soignants (infirmières, kinésithérapeutes ou médecins).

 

Le premier spectacle, réalisé en mars 2015 au Centre Culturel de Libramont, a connu un grand succès (voir Témoignages et Galerie). Conçu comme un voyage aux antipodes de la maladie où la danse et la musique étaient l'instrument d'une quête du bonheur, l’art est venu au secours à la médecine ! Le DVD du spectacle est toujours disponible à la vente. Un reportage de la RTBF, Le Mouvement Sublimé, a également été réalisé et diffusé sur La Trois. Nous réfléchissons à présent à un nouveau spectacle, si possible en 2017.

 

Sur un plan plus "pragmatique", nous évaluons également l'impact de ce projet pour les patients, notamment grâce à des travaux réalisés dans le cadre du Master en kinésithérapie de la Haute Ecole Robert Schuman de Libramont.